Destination. Culture Xhosa.
Quand je visite un pays pour la première fois, c’est rare que je prends le temps de planifier mon périple à l’avance. J’aime suivre le flow, me laisser surprendre, décider en temps et lieux, en fonction des suggestions des autres voyageurs, des gens locaux, de la température, de mon feeling, mes
intuitions... Ça me permet de vivre une liberté incroyable et d’être le plus possible dans le moment présent. Par contre, et c’est le cas de ce voyage-ci, ça peut faire en sorte que je prenne beaucoup de temps avant de trouver une région dans laquelle je me sens vraiment bien et je peux aussi me tromper
ouvent sur les hostels, les bons villages où m’arrêter, les activités à faire... Beaucoup de temps, sur juste un petit mois de voyage... Ça sent la fin, mais je peux dire que j’ai enfin trouvé la région del’Afrique du Sud qui pique ma curiosité, me donne le goût d’en voir plus, de la comprendre mieux, de l’explorer, de la vivre!






ouvent sur les hostels, les bons villages où m’arrêter, les activités à faire... Beaucoup de temps, sur juste un petit mois de voyage... Ça sent la fin, mais je peux dire que j’ai enfin trouvé la région del’Afrique du Sud qui pique ma curiosité, me donne le goût d’en voir plus, de la comprendre mieux, de l’explorer, de la vivre!
Il me fallait aller un peu plus vers le Nord. Plus tôt, à Cape Town et le long de la Garden Route, j’ai vu des paysages magnifiques, j’ai fait des randos fabuleuses, du kayak dans un canyon impressionnant, du vélo de montagne dans une forêt indigène, j’ai mangé des huîtres dans un lagon bleu, j’ai bu du vin dans des vignobles champêtres... Mais j’ai été plus exposé à des restaurants de pizza et burger, qu’à quelconque cuisine locale, j’ai entendu Ed Sheeran et Katy Perry au moins cent fois, j’ai vu des Hipsters pareils à ceux de Montréal, j’ai makrché dans une rue de outlet de Billabong, Ripcurl, et autres compagnies... Bref, je n’ai pas été beaucoup dépaysée. La culture dans ce coin-là, c’est celle-là. Semblable à l’Europe, semblable à l’Amérique du Nord. Avec pour différence que les townships sont collés à ces villes développées. Je pense que ça me manquait, le dépaysement. Je réalise que c’est ce que j’aime: vivre la différence, sentir, goûter, entendre, voir, toucher la culture locale. Donc ici, un peu plus au Nord, c’est ce que je retrouve.
À Hogsback, Coffee Bay, Underberg... sur la Wild Coast, dans Drakensberg...
Je vois... de grands espaces ouverts à perte de vue. Pas de grosses villes, des villages étalés partout. Des maisons traditionnelles, rondavel, toutes rondes, qui côtoient les maisons rectangles, d’inspiration européenne, sans que ça ne jure. Des gens pauvres certes, mais qui vivent dans un environnement magnifiques, qui possèdent des moutons, des vaches, des chèvres, qui peuvent s’organiser de petits jardins. Qui peuvent pêcher dans l’océan ou les rivières. Je vois beaucoup moins de blancs, mais surtout des blancs avec une présence moins pesante, moins confrontante, plus intégrée, plus harmonieuse. Je vois des gens habiles, créatifs, ingénieux, avec peu de moyens. Je vois une cabane dans laquelle Nelson Mandela se cachait pour rencontrer des chefs de tribus.
J’entends... des oiseaux que je connais pas. Des vagues puissantes, presqu’effrayantes. J’entends une langue à clic, le Xhosa. J’entends des chansons avec ces drôles de sons. J’entends le bruits des percussions. J’entends des guides qui me parlent avec passion de leur culture Xhosa. Qui m’expliquent les rites traditionnels, les batailles de leurs ancêtres. Leur peur que leur histoire se perde. La fierté dans leur voix lorsqu’ils parlent de Nelson Mandela.
Je goûte... la bière maison traditionnelles dans une maison Xhosa. À base de maïs... et vraiment pas à mon goût. Je goûte le « pop », semoule de maïs, avec des légumes en sauce aux épices que je n’identifie pas. Je goûte un pain traditionnel, cuit dans une marmite au milieu des cendre dans un rondavel.
Je sens... La fumée imprégnée dans la paille qui sert de toit au rondavel. Je sens les fleurs qui éclosent en ce début d’été. Je sens l’eucalyptus dans la forêt après la pluie. Je sens les huiles essentielles, produits d’un projet éco-responsable pour favoriser la permaculture et créer de l’emploi. Je sens la merde des vaches, moutons et chèvres qui se promènent librement dans les collines. ´
Je touche... L’océan indien qui se réchauffe plus je monte sur la côte. Le vent sur mon visage au sommet des montagnes du Drakensberg et le froid qu’il apporte. Le tronc d’un arbre de plus de 800 ans, en faisant un vœux (secret!). Les mains des enfants qui veulent jouer avec moi, au-delà des mots. Leurs boucles crépues qui me fascinent autant que mes lisses cheveux châtains les impressionnent.
Je touche enfin une partie de l’Afrique du Sud qui elle, touche mon coeur!
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