Nous. Destination. Laval - Amsterdam
Nous nous étions tous préparés aux obstacles possibles de l'ascension du Kili, mais pas aux obstacles de transports avant même d'atteindre la Tanzanie!
L'improbable s'est produit, les péripéties s'accumulent.... Nous sommes au jour 4 et encore à Amsterdam. D'abord, la tempête de neige impressionnante qui a attaqué Montreal le jour du départ a apporté son premier lot d'émotions! Moi, jusqu'alors si calme, ai vu mon taux de stress augmenter rapidement de plusieurs crans, à chaque demi-heure de retard sur l'horaire. Mon adorable amie Marie-Michele, fidèle "lifteuse" pour l'aéroport, a bravé la tempête, les rues non déneigées et la visibilité ultra réduite, après avoir retrouvé sa voiture sous une montagne blanche, pour me prendre à Laval, 2h plus tard, mais tout de même à l'heure prévue. Nous nous sommes donc lancées sur la route ensemble jusqu'à l'aéroport... Téléphone portable à la main pour tenter de savoir quels chemins sont ouverts... Nous nous retrouvons immobile sur la 13 pendant plus d'une heure... Le stress augmente, on échange peu de paroles, on regarde le 511.com, on écoute la radio du trafic... On s'inquiète, mais tout de même, on s'était prise suffisamment d'avance, ce n'est pas encore dramatique. Je suis en contact avec Mélanie et son frère, ils sont pris eux aussi sur un autre chemin, mais eux, ça avance... Le temps passe, on attend toujours. Mélanie est rendue à l'aéroport, alors que nous sommes toujours immobiles. C'est ce qui nous convainc de faire une autre tentative, on s'enligne sur l'accotement et on part de reculons pour parcourir les environs 300 m qui nous séparent d'une jonction. On prend à droite, on roule...
- ça va pas vite, mais en autant qu'on avance, moi je suis rassurée, Marie!
Sur ces paroles, on s'immobilise à nouveau. Le stress en prend un bon coup! Mélanie me fait savoir que 2 autres membres du groupe sont arrivés. Le temps passe. 1h30 passe. On ne bouge pas. On est à 5 km de l'aéroport. Il est 18h10, le check in ferme à 18h30, l'avion est à 19h. Aucune possibilité de s'y rendre en voiture. Je sors et commence à marcher, me prenant pour une sherpa sur le bord de l'autoroute, je porte tous mes bagages, mon stress et ma détermination et j'avance d'un bon pas. Consciente que si je dois marcher jusqu'à l'aéroport je serai en retard. J'avance dans la neige, je suis sur la voie de service, je vois que ça bouge sur l'autoroute, je me rends à la jonction. Une âme charitable m'embarque et me conduit jusqu'à sa destination; le stationnement des employés de l'aéroport. Il fait un petit détour pour me reconduire le plus près possible pour que je puisse marcher le reste. Il est 18h30. Mélanie a passé la douane. David, son frère, avertit au comptoir KLM que je suis sur le point d'arriver. Il me reste 10 minutes de marche. Les bretelles de mon duffle bag me scient les épaules, j'ai les larmes aux yeux à force de contenir mon stress et je marche le plus vite possible. Une voiture s'arrête à ma hauteur lorsque je lève la main et m'embarque aussitôt. L'homme me dépose à destination! Je cours dans l'aéroport jusqu'à la bonne porte. David et sa mère m'y attendent, je croise deux autres membres de mon groupe. Le Check in se fait rapidement, on passe en priorité aux douanes, on rejoint les autres. Il manque Marco et Julie seulement. Le vol est reporté d'une heure... Je ne l'ai donc pas manqué, mais j'ai à peine le temps de passer à la salle de bain et de prendre un jus en guise de souper. Marco arrive. Embarquement immédiat!!
On s'installe le plus confortablement possible dans l'avion. Après quelques minutes Julie arrive à nous rejoindre dans l'avion, grâce aux efforts de Michel, un de nos guides. On ne la laissait pas passer au Check in, prétextant qu'il était trop tard pour prendre l'avion, alors qu'elle savait que nous étions encore là ( qu'est-ce qu'on ferait sans les cellulaires!!). On nous dit que nous décollerons dans environ 30 minutes, après avoir dégivré les ailes. Plusieurs 30 minutes plus tard, nous attendons un technicien qui viendra réparer le "flap" sur les ailes. Après 5h d'attente à bord de l'avion, on nous annonce que le problème est résolu, mais qu'ils doivent à nouveau dégivrer les ailes.... Un autre 15 minutes qui se traduit en 30... Puis, on nous annonce qu'on pourrait finalement partir mais que, étant donné la loi qui ne permet pas aux employés d'être à bord plus de 12 heures... L'équipage ne peut pas nous accompagner et le vol est annulé! Une bonne heure pour revenir à une porte libre, sortir de l'avion sans trop d'information, pour ensuite attendre nos bagages durant une petite éternité, attendre une navette pour un hôtel à Laval, attendre pour obtenir nos chambres... À 6h du matin j'ai enfin une chambre, je suis trop affamée pour me coucher maintenant, malgré une intense fatigue, alors j'attends l'heure du petit déjeuner, 6h30. Et la journée passe entre le lit et la salle à manger. A 16h30 une navette nous ramène a l'aéroport, 1h30 de trafic, qui nous fait courir pour prendre notre fameux vol! Attente et patience sont à nouveaux nos deux meilleures amies pour les heures qui suivent. On s'envole enfin, tous contents de finalement débuter l'aventure tanzanienne bientôt!
On sait qu'on ne pourra plus profiter de notre journée de repos à Arusha avant de débuter le trekking. On aura donc une très courte nuit, à peine quelques heures, à notre arrivée avant de commencer le trek. Je me dis que ça nous fera tous commencer plus fatigués, mais nous sommes tous dans le même bateau et suffisamment préparés pour passer par-dessus cet obstacle de plus. Tout le monde semble bien gérer la situation, personne ne s'impatiente ou ne s'énerve; on n'a aucun contrôle sur la situation. Et nous sommes contents que tout le monde ait survécu à la tempête de neige; et ait pu arriver à temps: ça aurait compliqué les choses pas mal autrement!
Ce qui rend notre aventure des plus incroyables, c'est qu'une fois à bord de notre deuxième vol, de Amsterdam à Kilimandjaro airport... Un problème avec l'air conditionnée dans l'avion fait que nous ne pouvons partir et que notre vol est annulé! Reporté 24h plus tard!!!!! Une nuit à Amsterdam! J'ose avouer qu'une bonne nuit sommeil m'est profitable et que cela me permettra probablement de commencer le trek un peu plus en forme. Par contre, nous avons perdu une membre de l'équipe qui a du rester à Amsterdam pour un problème de santé. C'est dommage, mais valait probablement mieux que cela arrive à Amsterdam qu'en Tanzanie. Elle reçoit de bons soins et va déjà mieux!
Maintenant à bord du vol qui nous mènera enfin vers la Tanzanie, je sens qu'une nouvelle page de notre aventure commence! J'ai hâte de recevoir la chaleur africaine en pleine face en débarquant de l'avion! Je ne me sens pas découragée par ces événements, je me rends compte que je reste très positive dans toute cette histoire. En être fâchée ou commencer à me plaindre de la situation ne ferait que la rendre désagréable, alors qu'en fait, il peut être intéressant de passer une nuit à Amsterdam ( en tout cas, plus qu'à Laval )! A la deuxième annonce de délai de 24h, je n'ai pas pu m'empêcher de rire, tellement cela paraissait irréel! Comment pouvons-nous accumuler autant de "bad luck" ? Je me plais à dire à mes compatriotes que rien n'arrive pour rien, et que notre retard en Tanzanie nous permet peut-être d'éviter une grande catastrophe! Ou encore que notre 24h à Amsterdam devait arriver pour me permettre de rencontrer l'homme de vie (ce n'est pas arrivé!). Chacun y va de ses hypothèses et les liens se créent de plus en plus entre les membres du groupe! Nous sommes plus que prêts à commencer cette grand ascension!
L'improbable s'est produit, les péripéties s'accumulent.... Nous sommes au jour 4 et encore à Amsterdam. D'abord, la tempête de neige impressionnante qui a attaqué Montreal le jour du départ a apporté son premier lot d'émotions! Moi, jusqu'alors si calme, ai vu mon taux de stress augmenter rapidement de plusieurs crans, à chaque demi-heure de retard sur l'horaire. Mon adorable amie Marie-Michele, fidèle "lifteuse" pour l'aéroport, a bravé la tempête, les rues non déneigées et la visibilité ultra réduite, après avoir retrouvé sa voiture sous une montagne blanche, pour me prendre à Laval, 2h plus tard, mais tout de même à l'heure prévue. Nous nous sommes donc lancées sur la route ensemble jusqu'à l'aéroport... Téléphone portable à la main pour tenter de savoir quels chemins sont ouverts... Nous nous retrouvons immobile sur la 13 pendant plus d'une heure... Le stress augmente, on échange peu de paroles, on regarde le 511.com, on écoute la radio du trafic... On s'inquiète, mais tout de même, on s'était prise suffisamment d'avance, ce n'est pas encore dramatique. Je suis en contact avec Mélanie et son frère, ils sont pris eux aussi sur un autre chemin, mais eux, ça avance... Le temps passe, on attend toujours. Mélanie est rendue à l'aéroport, alors que nous sommes toujours immobiles. C'est ce qui nous convainc de faire une autre tentative, on s'enligne sur l'accotement et on part de reculons pour parcourir les environs 300 m qui nous séparent d'une jonction. On prend à droite, on roule...
- ça va pas vite, mais en autant qu'on avance, moi je suis rassurée, Marie!
Sur ces paroles, on s'immobilise à nouveau. Le stress en prend un bon coup! Mélanie me fait savoir que 2 autres membres du groupe sont arrivés. Le temps passe. 1h30 passe. On ne bouge pas. On est à 5 km de l'aéroport. Il est 18h10, le check in ferme à 18h30, l'avion est à 19h. Aucune possibilité de s'y rendre en voiture. Je sors et commence à marcher, me prenant pour une sherpa sur le bord de l'autoroute, je porte tous mes bagages, mon stress et ma détermination et j'avance d'un bon pas. Consciente que si je dois marcher jusqu'à l'aéroport je serai en retard. J'avance dans la neige, je suis sur la voie de service, je vois que ça bouge sur l'autoroute, je me rends à la jonction. Une âme charitable m'embarque et me conduit jusqu'à sa destination; le stationnement des employés de l'aéroport. Il fait un petit détour pour me reconduire le plus près possible pour que je puisse marcher le reste. Il est 18h30. Mélanie a passé la douane. David, son frère, avertit au comptoir KLM que je suis sur le point d'arriver. Il me reste 10 minutes de marche. Les bretelles de mon duffle bag me scient les épaules, j'ai les larmes aux yeux à force de contenir mon stress et je marche le plus vite possible. Une voiture s'arrête à ma hauteur lorsque je lève la main et m'embarque aussitôt. L'homme me dépose à destination! Je cours dans l'aéroport jusqu'à la bonne porte. David et sa mère m'y attendent, je croise deux autres membres de mon groupe. Le Check in se fait rapidement, on passe en priorité aux douanes, on rejoint les autres. Il manque Marco et Julie seulement. Le vol est reporté d'une heure... Je ne l'ai donc pas manqué, mais j'ai à peine le temps de passer à la salle de bain et de prendre un jus en guise de souper. Marco arrive. Embarquement immédiat!!
On s'installe le plus confortablement possible dans l'avion. Après quelques minutes Julie arrive à nous rejoindre dans l'avion, grâce aux efforts de Michel, un de nos guides. On ne la laissait pas passer au Check in, prétextant qu'il était trop tard pour prendre l'avion, alors qu'elle savait que nous étions encore là ( qu'est-ce qu'on ferait sans les cellulaires!!). On nous dit que nous décollerons dans environ 30 minutes, après avoir dégivré les ailes. Plusieurs 30 minutes plus tard, nous attendons un technicien qui viendra réparer le "flap" sur les ailes. Après 5h d'attente à bord de l'avion, on nous annonce que le problème est résolu, mais qu'ils doivent à nouveau dégivrer les ailes.... Un autre 15 minutes qui se traduit en 30... Puis, on nous annonce qu'on pourrait finalement partir mais que, étant donné la loi qui ne permet pas aux employés d'être à bord plus de 12 heures... L'équipage ne peut pas nous accompagner et le vol est annulé! Une bonne heure pour revenir à une porte libre, sortir de l'avion sans trop d'information, pour ensuite attendre nos bagages durant une petite éternité, attendre une navette pour un hôtel à Laval, attendre pour obtenir nos chambres... À 6h du matin j'ai enfin une chambre, je suis trop affamée pour me coucher maintenant, malgré une intense fatigue, alors j'attends l'heure du petit déjeuner, 6h30. Et la journée passe entre le lit et la salle à manger. A 16h30 une navette nous ramène a l'aéroport, 1h30 de trafic, qui nous fait courir pour prendre notre fameux vol! Attente et patience sont à nouveaux nos deux meilleures amies pour les heures qui suivent. On s'envole enfin, tous contents de finalement débuter l'aventure tanzanienne bientôt!
On sait qu'on ne pourra plus profiter de notre journée de repos à Arusha avant de débuter le trekking. On aura donc une très courte nuit, à peine quelques heures, à notre arrivée avant de commencer le trek. Je me dis que ça nous fera tous commencer plus fatigués, mais nous sommes tous dans le même bateau et suffisamment préparés pour passer par-dessus cet obstacle de plus. Tout le monde semble bien gérer la situation, personne ne s'impatiente ou ne s'énerve; on n'a aucun contrôle sur la situation. Et nous sommes contents que tout le monde ait survécu à la tempête de neige; et ait pu arriver à temps: ça aurait compliqué les choses pas mal autrement!
Ce qui rend notre aventure des plus incroyables, c'est qu'une fois à bord de notre deuxième vol, de Amsterdam à Kilimandjaro airport... Un problème avec l'air conditionnée dans l'avion fait que nous ne pouvons partir et que notre vol est annulé! Reporté 24h plus tard!!!!! Une nuit à Amsterdam! J'ose avouer qu'une bonne nuit sommeil m'est profitable et que cela me permettra probablement de commencer le trek un peu plus en forme. Par contre, nous avons perdu une membre de l'équipe qui a du rester à Amsterdam pour un problème de santé. C'est dommage, mais valait probablement mieux que cela arrive à Amsterdam qu'en Tanzanie. Elle reçoit de bons soins et va déjà mieux!
Maintenant à bord du vol qui nous mènera enfin vers la Tanzanie, je sens qu'une nouvelle page de notre aventure commence! J'ai hâte de recevoir la chaleur africaine en pleine face en débarquant de l'avion! Je ne me sens pas découragée par ces événements, je me rends compte que je reste très positive dans toute cette histoire. En être fâchée ou commencer à me plaindre de la situation ne ferait que la rendre désagréable, alors qu'en fait, il peut être intéressant de passer une nuit à Amsterdam ( en tout cas, plus qu'à Laval )! A la deuxième annonce de délai de 24h, je n'ai pas pu m'empêcher de rire, tellement cela paraissait irréel! Comment pouvons-nous accumuler autant de "bad luck" ? Je me plais à dire à mes compatriotes que rien n'arrive pour rien, et que notre retard en Tanzanie nous permet peut-être d'éviter une grande catastrophe! Ou encore que notre 24h à Amsterdam devait arriver pour me permettre de rencontrer l'homme de vie (ce n'est pas arrivé!). Chacun y va de ses hypothèses et les liens se créent de plus en plus entre les membres du groupe! Nous sommes plus que prêts à commencer cette grand ascension!
Quel début d'aventure !!!
RépondreSupprimerAu moment d'écrire ces lignes, je viens de voir que vous avez atteint le sommet. YEAH !!!!!
Bravo ! vous avez réussi votre objectif !
J'ai vraiment hâte d'en savoir plus ...
David A.
Ouf! Un départ loin d'être de tout repos...j'imagine le stress!
RépondreSupprimerFélicitations pour votre ascension réussie - quelle fierté vous devez ressentir (en tout cas, sur la photo de groupe, vous rayonnez!).
J'attends avec impatience le compte-rendu de cette expérience!
Bon retour au pays,
Christine
Laurence
RépondreSupprimerAventure palpitante.
Combien tu dois être fière de toi.
Bravo pour ton ascension,
pour ta détermination,
pour ton attitude zen,
pour ton compte-rendu captivant.
Louise