Moi. Destination: Le voyage est mort.
Trop jeune. Trop tôt. Tout juste au moment d’ouvrir ses ailes vers ailleurs, le voyage est mort.




La fin du cours de massage a été le début de la lente agonie du voyage. Les décisions rapides et les changements de dernières minutes ont fait leur place. C’est bon, je peux me « virer sur un 10 cent ». Pas de prolongation du cours, si je veux profiter d’autres lieux que Chiang Mai. Départ le lendemain matin, bus, slow boat, un petit périple vers le Laos. Au réveil, ça a brassé au Québec: vaut mieux raccourcir le voyage. Annulation du bus, du bateau; achat d’un billet d’avion directement vers Luang Prabang. Au Québec, vos journées sont remplies de nouvelles. Mes matins sont inondés de rebondissements.
Finalement, je dors mal: l’anxiété Québécoise me rejoint. Dans mes journées, vous dormez. C’est plus facile!
À Luang Prabang: plaisir de retrouver les lieux, les saveurs, les gens, l’ambiance. Achat du billet de retour devancé. Le lendemain, achat du billet d’avion vers Bangkok pour prendre le vol de retour. En attendant, profiter de Luang Prabang au maximum: une journée. Le lendemain encore: annulation (sans remboursement) du billet vers Bangkok et achat d’un nouveau billet pour le jour même. La Thaïlande intensifie ses mesures: pas de chance à prendre. Arrivée à Bangkok: la vie semble normale. Le lendemain: annonce de fermeture des écoles, fermetures de tous les lieux de divertissement rassembleurs. Khaosan Road ne sera plus Khaosan road sans night market, sans vente d’alcool. Ça me va!
Bref, le voyage s’est fini avant sa fin. Le voyage a une fin sans fin. Faire, défaire, refaire des plans occupe beaucoup de temps. Après chaque décision, un moment de répit pour profiter un peu.
Ça va bien. Je suis zen. J’adopte le lâcher-prise et je fais face, au fur et à mesure aux contraintes et aux obstacles, certaines d’avoir pris les bonnes décisions, au bon moment. Quitter le Laos a été un petit deuil: Bangkok m’a accueillie avec un sentiment de découragement. Je n’avais pas envie d’elle... aussi bien être déjà rentrée, tant qu’à vivre cette fin sans fin. Mais la Tom Yum et les Pad Thaï, les rotee et la crème glacée au coconut m’ont recharmée et j’arrive à profiter de ce dernier deux jours en solo. Le prétexte est parfait pour m’isoler et profiter de ma solitude!
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