Après la douceur, expliquer la dureté
Je peine à mettre en mot la dureté de la vie camerounaise. Pourtant, j’aimerais réussir à exprimer ce senti, ces impressions. Peut-être pour mieux comprendre. Peut-être pour accepter. Peut-être pas. Car je crois ne jamais pouvoir être en paix avec certains aspects. Je pense, toutefois, que j’ai besoin de la dire, cette dureté. La laisser sortir.
Les Camerounais sont très fiers de leur pays. « Le Cameroun, le continent, », entendons-nous en toutes circonstances. On dit que le Cameroun, c’est l’Afrique en miniature. On y retrouve un peu de tout. La côte qui longe l’océan, le désert, la forêt, les rivières, les lacs. C’est certainement un joyau du point de vue de la nature. Les chutes du film Tarzan. Les plages de Kribi. Le désert sahélien. La savane. La forêt luxuriante. Le fleuve Sanaga. Magnifique! Vraiment. Beaucoup à voir, à offrir.
Mais y accéder, c’est autre chose. Les routes sont, pour la grande majorité, dans un état lamentable. On peut prendre 4, 5, 6 ou même 7 heures pour parcourir 250 km. Certains nids d’autruches pourraient engloutir une voiture entière. Au milieu de la ville comme en pleine région. La route la plus fluide que j’ai eu la chance d’emprunter à date est toute neuve. Une large autoroute. Deux voies dans chaque direction. Un grand terre-plein au milieu. Mais elle « n’existe pas ». Introuvable sur Google Map. Elle n’a jamais été inaugurée. Elle devait être deux, peut-être trois, fois plus longue. De grandes installations de péage, semblable à ce qu’on peut voir en Amérique du Nord, ont été construites. Inopérantes. L’autoroute n’existe pas. Des milliards de francs CFA engloutis. Une partie inutilement. L’autre, dans les poches de certains dirigeants. Comme le résultat n’est pas à la hauteur, l’autoroute n’existe pas.
J’ai vu des systèmes modernes de péage sur d’autres routes. Mais tout aussi inutilisés. On préfère la méthode à la main, sur le bord de la route. En présence des vendeurs d’eau, de cacahuètes, de reaktor (la boisson énergisante du coin). C’est plus simple. Et plus facile que les différentes personnes concernées en glissent dans leurs poches sans laisser de traces. J’imagine.
La corruption. Source d’inconfort et de frustration constante. Ici, les gens craignent plus les policiers qu’ils ne sentent en sécurité en leur présence. Chaque démarche administrative prend des proportions complexes et coûteuses impressionnantes. Tant pour les Camerounais que les étrangers. Pas de traitement de faveur (à moins d’être le fils de quelqu’un ou le frère d’un autre). De la petite corruption du jeune militaire armé qui veut de l’argent pour qu’on visite son village, à celle qui fait que les grands échangeurs se transforment en monument au centre de la ville. Tout cet argent qui n’est pas investi dans les services sociaux, dans le soutien à la population, dans l’éducation, dans les services de santé. Ce même argent qui fait que certains possèdent des hélicoptères pour se balader, alors que la grande, grande, majorité de la population ne s’imagine même pas posséder une bicyclette. C’est dur.
Accéder aux beautés naturelles du pays, ça ne se fait pas non plus sans protection. Ne te risque pas, blanc, à voyager seul. Ha non! Tu as besoin d’un Camerounais bien choisi. Honnête, bienveillant, alerte et bien au fait des dérives de ses compatriotes. Il s’assurera, à coup de petits billets glissés subtilement dans une poignée de main, que les gardiens improvisés de l’endroit ne te voleront pas, ou ne te solliciteront pas un billet bien plus gros. Il gardera constamment un œil sur la façon dont tu portes ton sac et te fera des rappels. Ou se placera stratégiquement pour éviter qu’on ne te l’arrache au passage. Dans certains cas, il le prendra même sur lui-même pour éviter les tentations. Il pensera aussi ajouter des tie wrap sur l’attache. Il s’assurera d’aller avertir le chef du village de votre passage. Ou parfois la gendarmerie. Ou les deux. Et possiblement que ça n’empêchera pas que le policier vous demande aussi de passer au commissariat pour vous gronder de ne pas y être déjà allé. Pour trouver une raison de vous sermonner (jusqu’à éventuellement demander de l’argent). On vous dira, si vous avez une copie de votre passeport certifiée par l’immigration, que vous deviez le faire faire par la police. Si vous l’aviez fait faire par la police, on vous dira alors que vous auriez dû le faire faire par l’immigration. Bien sûr. Ha! Ne t’imagine que d’avoir les deux ce sera mieux. On te dira alors que tu devrais te balader dans le pays avec ton passeport. Ce qui est la recommandation numéro 1 des choses à ne pas faire pour les étrangers.
La dureté se voit aussi dans les conditions de vie. Dans la pauvreté des gens. Dans l’énergie, les efforts intenses, la débrouillardise et l’ingéniosité (dans un pays où les emplois sont rares et où l’assurance salaire est inexistante) que les gens doivent mettre pour cumuler deux, trois petits boulots. Ou parfois des plus gros, mais sans jamais savoir s’ils seront vraiment payés… Ou si le contrat ne changera pas sans préavis en cours de route (rétroactivement, bien sûr), après plusieurs mois de travail… évidemment à un salaire nettement moindre que prévu. Elle se voit dans l’absence de recours possibles pour faire valoir ses droits. Dans le service de santé, à l’urgence, qui ne leur est pas offert tant et aussi longtemps qu’ils n’ont pas réussi à rassembler l’argent nécessaire. Parfois au détriment de la santé. Parfois au détriment de la vie. Même si le patient n’a que trois ans.
On peut la sentir aussi dans le témoignage d’un infirmier qui m’a expliqué pourquoi il ne pratique plus en clinique. Selon lui, pour s’en sortir dans ces emplois sous-payés, il faut surtaxer les patients. C’est comme ça, « c’est le Cameroun ». Si tu ne le fais pas, c’est toi qui vas à l’encontre du système. Si ton cœur ne te le permet pas, ce n’est pas un travail pour toi. Pourtant. Qui serait mieux placé pour le faire?
La dureté, pour moi, réside aussi dans la façon dont les gens communiquent entre eux. Tous les jours, j’assiste à des engueulades corsées. Entre deux chauffeurs, entre deux vendeurs. Des réactions agressives parce qu’on a pris une photo, même pas d’eux. Parce qu’on n’a pas aimé un commentaire, un regard. Parce qu’on crache à l’autre ce qu’on a sur le cœur et que tant pis pour l’effet, ça lui appartient maintenant. Parce qu’un blanc est dans les parages. Parce que, parce que… On me dit que ce n’est pas de l’agressivité. C’est seulement direct. « On dit ce qu’on pense et puis après c’est fini. » Je ne m’y fais pas. Je cherche la bienveillance, le désir de bonne entente, le respect de l’autre.
Il est vrai que la communication ici est beaucoup plus directe… pour ne pas dire directive. Pas de « Je me demandais où tu étais rendu, parce que je t’attends depuis un certain temps » délicat et prudent pour ne pas froisser. Plutôt « Tu es où? Pourquoi tu n’es pas déjà là ? Je t’attends depuis. Tu viens ? Tu prends le taxi et tu arrives. » avec un ton qui, à mes oreilles, est agressif, sinon au moins grondeur. Et surtout directif. « Tu prends le sac et tu l’amènes, non? ». J’ai souvent envie de reformuler les demandes. Déformation professionnelle peut-être.
Ce qui m’affecte beaucoup aussi, c’est la méfiance que les gens ont, les uns envers les autres. Alors que chacun est en mode survie, on ne peut compter que sur un groupe très très restreint de gens de confiance. Si, par chance ou par efforts et volonté quasi surhumains, un Camerounais parvient à obtenir un visa de travail ou d’étude dans un pays occidental, il n’en souffle mot. Sauf, peut-être, à une ou deux personnes. Genre à sa mère. On pourrait, par jalousie, envie ou je ne sais quoi, nuire à son processus ou même glisser un poison dans son verre ou sa nourriture. Même chose à son retour. À mon avis, derrière cela, un profond désespoir.
La littérature locale est aussi le reflet de cette dureté : viols, séquestration, accusation de sorcellerie, disparitions, vente d’esclaves, dérives de la polygamie, violence conjugale, maraboutisme, mariages forcés. Rien de relax sur la tablette des œuvres locales. Ça n’empêche pas certains auteurs d’être talentueux. Ils parlent de ce qu’ils connaissent. Quoi d’autres ?
Je suis aussi sensible à la façon de gérer les émotions. Autant on a le droit d’exploser de colère, d’engueuler, de crier après son voisin… Ici, on ne pleure pas. Tu dois être fort. Pleurer ne sert à rien. « Tu as perdu ta mère ? Compte-toi chanceux, tu as encore ton père. » Il y a des traditions de veuvage. Il n’y en a pas pour la perte d’un parent. Peu importe ton âge. Est-ce si dramatique de devenir orphelin ? Je trouve ça dur, même de l’écrire. Bien sûr, d’autres prendront soin de l’enfant : la famille a une définition très large. Il y a des individus sensibles et aimants qui seront là. Mais rare seront ceux qui valideront les émotions vécues.
Dans ce contexte, et alors que le quotidien est ponctué de danger, même pour traverser une rue, où la priorité est à ceux sur quatre roues (ou plus), où aucune règle de conduite n’existe, où les motos se frayent un chemin n’importe où, se donnent priorité sur les trottoirs (lorsqu’il y en a) te donnant l’impression que ta vie vaut moins que la durée de leur course. Alors que l’air est saturé de poussière et de pollution, que des odeurs nauséabondes attendent les gens à tous coins de rues. Que le bruit est omniprésent. Que le discours me laisse complètement perplexe par rapport au statut de la femme. Dans ce contexte, dis-je, je suis constamment en état d’hypervigilance. Je me dis que, vivre ici, c’est faire le choix de l’inconfort.
Dans ce contexte, donc, je deviens sensible aux multiples coupures de courant et encore plus aux coupures d’eau qui arrivent plusieurs fois par semaine. Parfois pendant des jours. Quand mon seul vrai refuge est ma chambre, je me retrouve ébranlée d’y manquer ces quelques commodités. Même si je tente de me mettre à la place de ceux dont c’est la normalité. Ou de ceux qui n’y ont même pas accès… C’est plus fort que moi. Ça me rentre dedans. Moi, normalement si fière de mes grandes capacités d’adaptation.
Je le dis, et je l’entends, au Cameroun, dès que tu penses que ça va bien, quelque chose t’attend dans le détour. Rarement une belle surprise.
J’avais prévu terminer cet article comme cela. Mais, parce que ma recherche de douceur est présente en continu, et que j’arrive toujours à en trouver… Je vous en glisse un petit échantillon. J’ai trouvé l’espace et la disponibilité d’écrire cette dureté alors que je suis installée dans un lieu tout doux. Une brise un peu fraîche laisse la peau de mes bras dénudés un peu froid, sans que je n’aie envie de les couvrir. De la terrasse où j’ai dégusté une pizza digne de ce nom, accompagnée d’un petit rouge bien correct, suivi d’un limoncello offert par la maison pour me permettre d’avoir assez de place pour une mousse au chocolat légère et généreuse, le son des grenouilles, grillons et oiseaux remplace la musique à tue-tête qui accompagne généralement mes repas extérieurs. Même si le prix de ce calme et de mes papilles satisfaites est démesuré par rapport à mon revenu de coopérante volontaire, je savoure chaque instant et sens que je peux baisser ma garde le temps de déposer mes idées. La solitude choisie me comble.
Au summum de cette douce soirée, un épisode de synchronicité. Au moment précis où je réponds à ma maman que je l’aime, une jolie fleur tombe près de moi.
La beauté, une des facettes de la douceur.
Les contrastes, une des facettes de ce pays.
Douce Loulou, tu écris si bien. On s’y sent presque avec toi. La douceur est en toi et rayonne assurément sur ceux qui croise ta route. Je t’aime xx
RépondreSupprimerÉli
Éli d'amour! Oui, j'ai heureusement ce refuge intérieur qui me permet de faire face. xxx
SupprimerOuf!😥 Te lire est amplement suffisant pour moi! Tes capacités d'adaptation ont fait en sorte que tu te retrouves où tu es présentement. Tu es certainement plus forte que tu ne le crois.
RépondreSupprimerMerci de me mettre en pleine figure la dureté du Cameroun et aussi de me faire voir mes propres limites.
Laurence, je t'invite à fermer les yeux et à sentir mon étreinte bien fort autant que tu en as besoin. 🕊️
Odrée
Merci Odrée, j'accueille cette étreinte apaisante!
SupprimerPeut-être énonces-tu un élément d'apprentissage que je pourrai retirer de cette expérience...! xx
Merci pour ton authenticité et le courage d'accepter ce que tu ne peux changer
RépondreSupprimerTon écriture m’amène à presque… je dis bien presque… sentir les odeurs et la tension de ce lieu.
RépondreSupprimerC’est une expérience difficile à imaginer… tu as du courage chère Laurence.
Je pense à toi souvent!
Katia xx
Le vrai courage, c'est celui de ceux, ici, pour qui c'est la vie de tous les jours... de toujours.
SupprimerSalut Laurence!
RépondreSupprimerOn ne se connaît pas, c'est notre amie commune Véro qui m'a partagé ton article. Partageant ma vie avec un Camerounais depuis plusieurs années, je suis déjà allée 3 fois au Cameroun au cours des 10 dernières années. La dernière fois remonte à mai 2023... on était d'ailleurs allés à Kribi et Yaoundé, sans compter l'Ouest du Cameroun. Et bien que je ne suis pas restée aussi longtemps que toi, je "feel" tes blogues et tes impressions de ce pays! Merci de tes partages et tu as une plume magnifique, j'ai aimé te lire! J'avais l'impression d'être un peu aussi au Cameroun!
Si jamais tu vas à Douala ou dans l'ouest du Cameroun, genre Bafoussam, je peux te donner le contact de ma belle-famille, si tu jamais tu as besoin.
Enfin, je ne sais pas si tu as lu ces livres écrits par des Camerounais que je te conseille (les 2 derniers sont intenses et choquants à plusieurs endroits, mais ça montre un côté du Cameroun plus que nécessaire de voir: la condition de la femme, particulièrement dans le nord du Cameroun):
Chocolaté : le goût amer de la culture du cacao de Samy Manga
Les Impatientes de Djaïli Amadou Amal
Le Harem du roi de Djaïli Amadou Amal
Bonne suite dans cette expérience culturelle et de vie!
Au plaisir :) Geneviève xxx
Oh! Comme ça me touche que tu prennes le temps de m'écrire et me partager comment tu reçois mes articles. C'est validant!
SupprimerJe suis allée à Bafoussam récemment... Si j'y retourne, où si je vais à Douala, oui, je pourrai te contacter ! Merci! Quand on a des contacts, ça fait toute la différence, n'est-ce pas!
Je ne connais pas Samy Manga, mais ça me donne envie de la découvrir!
Pour Djaïli, c'est drôle, je viens tout juste de commencer un de ces livres (Mistiriijo, la mangeuse d'âme), et ma coloc vient de me laisser Le Harem du roi ! Je débute donc ces découvertes littéraires.
Merci et oui, au plaisir! (N'hésite pas me contacter via Messenger)
xx
Merci mon amie . Mathieu
SupprimerTu dis tout, j'ai pleure en lisant ton texte. En plus d'être bien ecrit, il reflete le manque d'espoir des personnes habitant ici. La desolation profonde, la pauvrete, la violence et la colere reliees a la fatigue et sans doute aussi le degout de vivre sur un tas de poubelles, sans cesse menace d'exploitation, a l'affut du moindre CFA. Que peut-on faire, ciel !
SupprimerTrop injuste de vivre dans de telles conditions. La tristesse m'habite le soir souvent, a un tel point que je ne peux ni lire ni ecrire. Le pays le plus dur ou je suis alle. Merci. Ta collegue, Anne
Je dis toujours que j’ai le cœur tatoué de l’Afrique pour avoir été coopérante au Togo. Deux ans de ma vie à échanger avec les femmes, les espoirs de chacune de s’en sortir dans ce pays au mille rien. Je pleure souvent l’Afrique, je pleure car effectivement l’un des plus beaux continents mais usé par la corruption. Merci d’être témoin de la souffrance d’un peuple afin de sensibiliser nos citoyens.
SupprimerBravo pour votre plume, une écriture juste et ressentie,
Brigitte
Merci de nous partager ta réalité! J’aurais certainement pris mes jambes à mon cou depuis bien longtemps. Ma capacité d’adaptation n’est pas aussi grande que la tienne!
RépondreSupprimerCertainement qu’à ton retour, tu apprécieras encore plus la douceur de la vie ici. D’ici là, courage!
Merci Laurence pour cette description dure des duretés camerounaises… On parvient un peu à imaginer la vie là-bas, et on refuse de s’imaginer y vivre à long terme! C’est choquant de lire comment la corruption profonde à toutes les couches de la société a des impacts au quotidien, jusque dans les interactions dans la rue et dans les maisons… Heureusement, il y a des moments de grâce et de douceur que tu sais apprécier et nous faire goûter aussi … Nathalie M
RépondreSupprimerContente d’entendre que tu trouves des refuges, que tu plonges dans la littérature locale, et qu’un ange gardien t’a permis de voyager sécuritairement. Le Cameroun, comme plusieurs pays d’Afrique, ne se laisse pas apprivoiser facilement. Les conditions de vie nous dépassent, on ne voit que peu de solutions. Les contacts humains, lorsqu’ils s’établissent sur la confiance, sont rares bien sûr mais ô combien profonds et réconfortants. Lâche pas d’écrire, de chercher, de respirer, de t’imprégner des rires, de la beauté et de la solidarité qui ne se laissent pas approcher facilement, mais qui creusent des sillons inoubliables dans un chemin de vie. Ta vieille matante France.
RépondreSupprimerJe ressens toute la dureté du pays dans les comportements humains que tu décris si bien. Çe me rentre dedans…! Merci de me rappeler à quel point on est privilégié.
RépondreSupprimerLaurie-Anne
SupprimerSaviez-vous que Laurence fait un travail extraordinaire ici ? Imaginez-vous qu.on estime entre 7 % (les organismes qui s'occupent des enfants atteints de handicap) et 10 % (le gouvernement) le pourcentage d'enfants en situation de handicap qui vont au Cameroun. Le Cameroun dit avoir etendu son réseau d’écoles inclusives, de 70 à 720 écoles mais celles-ci ne sont pas... accessibles. En plus, Laurence tente de demontrer que l'ecole inclusive n'est pas seulement une question de handicap... Pas facile comme mandat dans une societe ou cela fait seulement 4 ans que la discipline physique et le fouet sont interdits mais ou dans les faits, elle est encore beaucoup utilisee. Heureusement, il y a des membres de la societe civile qui sont actifs en cette matiere, pour compenser les manques, mais malheureusement, tres peu revendicatives. Et il y a des parents formidables aussi. Et ici, les enfants handicapes sont souvent consideres comme les resultats de sorts et sortileges. Bravo Laurence pour ton travail !
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