Moi. Afrique du Sud.


Cape Town m’a accueillie avec ses montagnes majestueuses, ses vagues immenses et son vent constant. Dans toute sa splendeur, la ville a su m’éblouir, me donner envie de la parcourir d’un bout à l’autre, et encore plus, d’explorer ses alentours; Table Mountain, Cape Point, Hout Bay et tant d’autres. C’est en voiture que j’ai commencé cette exploration. Mon ami - ou plutôt, connaissance de voyage d’il y a plusieurs années - est venu me chercher à l’aéroport en voiture et m’a montré ces beaux points de vue, les routes impressionnantes, comme la Chapmans Peak Drive. 
Quelle chance! Avoir une connaissance locale, une personne qui connaît bien l’endroit qui connaît les arnaques et les coins moins connus. J’ai accès facilement, probablement beaucoup plus qu’en transport en commun, à des endroits magnifiques. J’ai à peine besoin de me renseigner sur les choses à voir, on m’en propose, on m’y guide, on me donne son avis sur ce qui vaut la peine, ce qui ne la vaut pas. 



Pourtant… Il me manque quelque chose. Il me manque la « petite touch » des voyages, la lenteur, peut-être même qu’un peu de challenge me manque. J’ai envie de parcourir tout cela à pied. De prendre mon temps. De décider le matin ce que j’ai envie d’explorer et de trouver le moyen de le faire… par moi-même. De m’informer et de faire mes choix, de choisir d’aller jusqu’au bout du Cap Bonne Espérance, même si 10$ est ridiculement cher pour un Sud-Africain! 


J’ai l’impression de passer à côté du sentiment de liberté, de totale indépendance, de moment présent, voire peut-être même d’égoïsme que je retrouve normalement en voyageant seule. Cet état qui me permet de décrocher complètement, de me centrer sur moi-même, de me détacher des multiples influences qui dictent une trop grande partie de la ma vie, de mes journées… Je réalise, après seulement 2 jours ici, avec une gastro ou une indigestion qui me cloue au lit (bien oui, déjà! Welcome to Africa, Laurence!) que ce n’est pas la destination qui importe vraiment dans mes voyages… mais comment je le vis dans le quotidien. 

Alors se dessine un important défi pour moi. Celui d’être plus loyale envers moi-même qu’envers les autres. Il n’y a pas d’engagement ni d’obligation à poursuivre mon voyage avec lui. Mais c’était ça le plan, et je vais devoir m’affirmer, quitte à décevoir, quitte à être « lâcheuse ». Ça l’air facile de l’extérieur, mais moi je dois travailler fort pour trouver le bon moment, la bonne façon. Être capable d’exprimer mon besoin. 
Alors j’accumule mes observations, je me connecte à moi-même, mes sentiments, mes intuitions, mes « feelings », mes envies et mes besoins. 


Je préfère marcher que rouler… ou en tout cas, rouler sur deux roues sans moteur plutôt que sur 4! Bon je n’aurai évidemment pas le choix de prendre des autobus pour les longues distances… mais je choisirai du moins des Backpacker Hostels qui permettent de visiter les endroits à pied, ou de rejoindre l’océan à pied. Plutôt que des hotels plus loin qui me rendent dépendante de la voiture. Je ferai de longs trek toute la journée, sans me sentir coupable de choisir des activités qui ne conviennent pas à sa cheville blessée. Je louerais des vélos pour aller voir plus loin. Je serai autonome. Je serai libre! :) 

Commentaires

  1. Ils ont piqué l'idée du « cadre naturel » d’Yves Gonthier à Maria��

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  2. Super Loulou! Sa semble magnifique
    Renaud

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